Le classement de Licences les plus dures : insertion, parcoursup..

Seulement 15% des étudiants obtiennent leur licence en trois ans pile, et ce n’est pas forcément à cause de leur niveau, mais souvent parce qu’ils ont choisi une filière qui ne leur correspondait pas du tout. Entre les licences sélectives qui demandent un dossier béton sur Parcoursup et celles en tension où tu te retrouves avec 300 étudiants en amphi, certaines formations sont clairement plus compliquées à réussir que d’autres.

Le truc, c’est que personne ne te dit vraiment lesquelles avant que tu cliques sur “confirmer” tes vœux. Résultat : tu peux te retrouver en licence de psycho avec un taux de réussite de 30% en première année, ou en STAPS où il faut être un crack en sciences ET en sport. Même les licences qui paraissent “faciles” cachent parfois des pièges énormes côté débouchés professionnels.

StudyWork fait le point sur les licences les plus exigeantes de France, avec les vrais chiffres de réussite et d’insertion pro pour t’éviter les mauvaises surprises.

Les formations PASS, un parcours d’élite aux critères de sélection drastiques

Le classement Thotis des Licences PASS sur Parcoursup en 2025 révèle l’extrême sélectivité de ces formations dédiées aux études de santé. L’Université de Lille occupe la première position avec un taux d’accès de seulement 15%, suivie par l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne avec un taux encore plus restrictif de 8%. L’Université Claude Bernard Lyon 1 complète le podium avec 11% d’admission. Ces chiffres attestent de la difficulté d’accès à ces cursus, évalués selon quatre critères rigoureux : le taux d’accès, la sélectivité, l’excellence académique du recrutement et l’ouverture sociale. D’autres établissements prestigieux figurent dans ce classement, notamment l’École Universitaire de premier cycle d’Orsay Université Paris-Saclay, Aix-Marseille Université ou encore l’Université de Rouen Normandie, confirmant la concentration géographique de ces formations d’excellence.

L’insertion professionnelle préoccupante de certaines filières universitaires

L’analyse des taux d’insertion professionnelle révèle des disparités importantes entre les différentes licences. La licence Histoire présente le taux d’emploi le plus faible avec seulement 53% d’insertion à 30 mois, accompagné d’un salaire médian de 1 500 € net et d’un taux d’emploi de cadre limité à 8%. Les filières littéraires et artistiques rencontrent également des difficultés : la licence Pluri lettres – sciences du langage – arts affiche 71% d’insertion, tandis que la licence Lettres-Langues-Arts atteint 72%. Cette dernière présente par ailleurs un taux d’emploi à 6 mois de 49,2% avec seulement 36,8% de CDI. Les licences STAPS (73% d’insertion) et Arts (74%) complètent ce classement des formations les moins favorables à l’insertion, malgré des perspectives d’amélioration pour STAPS avec 88% d’emploi à N+2 et des salaires nets mensuels oscillant entre 1 679 € pour les femmes et 1 767 € pour les hommes.

La licence de droit, formation phare de Parcoursup 2025

Parcoursup 2025 confirme l’attractivité croissante des formations universitaires avec 359 728 vœux formulés en licence, soit une augmentation de 25 500 par rapport à l’année précédente. Pas moins de 70% des élèves de terminale ont exprimé un vœu en licence. La licence de droit à Paris-I Panthéon-Sorbonne illustre parfaitement cette tendance avec 19 500 candidatures, représentant une hausse spectaculaire de 25% comparé aux 14 000 à 15 000 demandes des années antérieures. Cette formation bénéficie d’une perception favorable en tant que gage de stabilité financière et propose désormais un cursus innovant condensé sur deux ans et demi, libérant six mois pour des expériences à l’étranger ou des projets citoyens. Cette évolution témoigne de l’adaptation des universités aux attentes des étudiants tout en maintenant l’excellence académique.

Comment décrypter les vrais critères de sélection sur Parcoursup ?

Spoiler : les algorithmes de Parcoursup ne se contentent pas de tes notes du bac. Chaque formation applique ses propres critères de classement que tu peux consulter dans la fiche détaillée de chaque licence. Les universités regardent tes résultats dans les matières spécifiques (les maths pour une licence scientifique, le français pour les lettres), mais aussi ton projet de formation motivé, tes activités extra-scolaires et parfois même ta zone géographique.

La réalité, c’est que certaines licences “non-sélectives” le sont devenues de facto à cause de la tension. Check ça : une licence de psychologie peut recevoir 3000 candidatures pour 200 places. Dans ce cas, l’université va classer selon des critères précis qu’elle doit publier. Les mentions au bac deviennent alors déterminantes, même si officiellement elles ne devraient pas l’être.

Les formations les plus demandées appliquent une sélection déguisée via leurs critères de classement, transformant l'université "ouverte" en parcours du combattant.

Pour optimiser tes chances, accroches-toi à cette stratégie : analyse les attendus nationaux ET locaux de chaque formation. Certaines universités valorisent l’engagement associatif, d’autres privilégient les parcours internationaux. Tu peux aussi jouer sur la géographie en candidatant dans des académies moins tendues où les mêmes formations sont plus accessibles.

  • Consulte les rapports publics d’analyse des vœux de l’année précédente
  • Identifie les matières coefficientées dans le classement
  • Adapte ton projet de formation motivé aux spécificités locales
  • Diversifie tes vœux géographiquement pour augmenter tes chances

Les licences les plus sélectives (et pourquoi ça vaut le coup de s’accrocher)

Spoiler : toutes les licences ne se valent pas niveau difficulté d’accès ! Les doubles licences trustent le haut du classement avec leurs programmes intensifs qui demandent un niveau de ouf dans deux disciplines à la fois. Côté scientifique, les filières ingénierie, mathématiques et physique restent des références en termes de rigueur – accroches-toi si tu vises ces cursus, parce que les concepts avancés ne pardonnent pas. L’architecture fait aussi partie du club très fermé avec un taux d’échec qui fait mal, tandis que l’orthophonie reste la reine de la sélectivité avec ses places ultra-limitées.

Check ça : même après la licence, l’insertion professionnelle varie énormément selon ta filière. Les chiffres parlent d’eux-mêmes avec des taux d’emploi à 30 mois qui oscillent entre 73% pour l’archéologie et 78% pour l’AES. Mais attention, ces données ne concernent que ceux qui s’arrêtent à bac+3 sans poursuivre en master.

Filière Taux d’emploi à 30 mois
Archéologie, ethnologie, préhistoire 73%
Sciences de l’information et communication 75%
Sciences économiques 77%
Sciences Humaines et Sociales 77%
Administration économique et sociale 78%

Clairement, ces chiffres sont à relativiser : la plupart des étudiants en lettres et SHS poursuivent naturellement en master, ce qui explique ces taux d’insertion directe plus faibles. C’est pas forcément un mauvais signal, juste une stratégie différente !

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Fabrice Durand
A propos de l'Auteur
Fabrice Durand
Entrepreneur, spécialiste des questions d'éducation et d'orientation , j'ai créé studywork pour accompagner le plus grand nombre dans leur choix de carrière. Je rencontre trop des personnes qui n'ont pas fait le point sur leur compétences professionnelles avant de choisir leur voie.

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